Nouvelle attaque du M23 à Kihindo : 7 morts et 5 blessés
Dans la localité de Kihindo, territoire de Rutshuru, une attaque des rebelles du M23 a fait 7 morts et 5 blessés ce mercredi 15 janvier 2025. Cette éruption soudaine a plongé la population locale dans une profonde terreur, forçant plusieurs habitants à se réfugier dans la forêt.
Ce mercredi 15 janvier 2025, la localité de Kihindo, située dans le territoire de Rutshuru, a été le théâtre d'une violente attaque perpétrée par les rebelles du M23. Ce raid a causé la mort de 7 personnes et a blessé 5 autres. Les rebelles, soutenus par le Rwanda, ont fait irruption dans la localité, ouvrant le feu dans toutes les directions et semant la panique parmi les habitants.
À la suite de leur défaite face aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) alliées aux Volontaires de Défense Populaire (VDP) Wazalendo, le M23 a réagi en attaquant brutalement la localité de Sihindo. Cette offensive a laissé les habitants dans un état de peur constante. Selon la Radio Okapi, depuis mercredi soir, la population vit dans la terreur, certains se cachant chez eux tandis que d'autres ont fui dans la forêt.
Pour rappel, le 6 septembre 2024, le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu avait annoncé, lors d'une interview sur le lancement des travaux de réhabilitation du rond-point Rena à Bweremana, que la localité de Kihindo avait été reprise par les FARDC alliées aux VDP Wazalendo.
Le M23 est un groupe rebelle qui a vu le jour en 2012, par suite de l'échec de l'accord du 23 mars entre le gouvernement congolais et le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP). Bien que défait en 2013, le M23 a continué à exister sous différentes formes. En 2021, un regroupement d'ex-combattants du M23 a relancé l'offensive dans le territoire de Rutshuru, capturant plusieurs localités, dont Bunagana.
Cette nouvelle attaque montre que la menace posée par le M23 demeure réelle, et que la situation dans le territoire de Rutshuru reste instable, appelant à une vigilance accrue des autorités et de la communauté internationale.
Magali