Beni : « Fausses tenues, vrais démons : la nuit où Mambango a saigné sous les coups de faux militaires »
Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 avril 2026, le quartier Mambango à Beni a été victime d'une recrudescence d'insécurité. Des hommes armés, habillés comme des agents des forces de l'ordre, ont cambriolé plusieurs maisons dans trois cellules. Argent, téléphones, power bank et autres biens de valeur ont été emportés. Une femme a été torturée, et un pasteur dépouillé. Les assaillants ont mystérieusement pris la direction d’une position militaire.
La nuit du vendredi à ce samedi 4 avril 2026 restera gravée dans la mémoire des habitants du quartier Mambango, à Beni. Alors que la ville tentait de retrouver son souffle, des bandits armés, vêtus de tenues identiques à celles des forces de l'ordre, ont semé la terreur dans plusieurs foyers.
Selon les informations recueillies sur place, trois cellules ont été prises pour cibles. Dans la cellule Tuha Sosse, précisément chez Audience Kavhatsi, les malfrats ont emporté un téléphone Android, une power bank et, fait plus grave, ont torturé son épouse. Une violence inouïe qui témoigne de la détermination des assaillants.
Dans la cellule Mangothe 2, c’est chez Mumbere Jean Paul que les bandits ont fait main basse sur une somme d’argent dont le montant exact n’a pas encore été comptabilisé. Enfin, dans la cellule Mabatale 1, le domicile du Révérend pasteur Josué, de l’église CBCA, a été visité. Plusieurs biens de valeur ont été emportés sous les yeux impuissants de la famille.
Des sources non officielles affirment qu’après leurs méfaits, les hommes armés ont pris la direction de l’entrée de la position militaire de Kavududu, toujours dans le quartier Mambango. Un détail troublant qui alimente les soupçons sur une éventuelle complicité ou une connaissance précise du terrain.
Les riverains, encore sous le choc, exigent des enquêtes approfondies et appellent les autorités à débusquer ces faux militaires qui ternissent l’image des forces de sécurité et terrorisent des civils sans défense.
– Graciano Nguomoja
Redaction